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Guide DPE 2026 : obligations pour la vente et la location

Intermédiaire22 min de lecture
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L'équipe TravauxBTP
Experts rénovation
Guide DPE 2026 : obligations pour la vente et la location
  • 100-350 €
    Prix du DPE
  • 5,9 M
    Passoires F/G en France
  • 10 ans
    Validité du DPE 2021+

Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est obligatoire pour toute vente ou mise en location d'un logement en France. En 2026, les enjeux sont plus concrets que jamais : les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025, et les propriétaires de biens énergivores doivent agir vite. Ce guide vous explique tout sur le DPE : classes énergétiques, obligations légales, prix, travaux à réaliser et aides financières disponibles.

Qu'est-ce que le DPE et pourquoi est-il obligatoire ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique évalue deux choses : la consommation d'énergie d'un logement (en kWh/m²/an) et ses émissions de gaz à effet de serre (en kgCO²/m²/an). Le résultat est une double étiquette allant de A (très performant) à G (passoire thermique).

Rendu obligatoire en 2006, le DPE a été profondément réformé en juillet 2021. La grande nouveauté : il est désormais opposable juridiquement. Avant, un acheteur ou un locataire ne pouvait pas se retourner contre le vendeur si le DPE s'avérait inexact. Maintenant, si le DPE sous-estime la consommation réelle du logement et que cela cause un préjudice, la responsabilité du vendeur peut être engagée.

Autre changement important de 2021 : la méthode de calcul. L'ancienne méthode dite « sur facture » se basait sur les factures d'énergie des occupants précédents, ce qui pouvait conduire à des résultats très variables selon les habitudes de chauffage. La nouvelle méthode calcule la performance intrinsèque du bâtiment, indépendamment des occupants. Résultat : beaucoup de logements ont vu leur classe changer.

Les classes DPE de A à G : les seuils exacts en 2026

Le DPE attribue une note en fonction de deux indicateurs. La note finale retient la moins bonne des deux performances. Voici les seuils officiels :

Classe A : inférieur à 70 kWh/m²/an ET inférieur à 6 kgCO²/m²/an. Logements très bien isolés, souvent des constructions récentes ou certifiées BBC.

Classe B : 70 à 110 kWh/m²/an. Bâtiments récents avec bonne isolation. Environ 10 % du parc immobilier français.

Classe C : 110 à 180 kWh/m²/an. Standard des constructions des années 2000 avec une isolation correcte.

Classe D : 180 à 250 kWh/m²/an. La majorité des logements construits entre 1975 et 2000 après le premier choc pétrolier.

Classe E : 250 à 330 kWh/m²/an. Logements plus anciens avec isolation insuffisante. Interdiction de location prévue en 2034.

Classe F : 330 à 420 kWh/m²/an. Passoires thermiques. Interdiction de location à partir de 2028. Gel des loyers depuis 2022.

Classe G : supérieur à 420 kWh/m²/an OU supérieur à 100 kgCO²/m²/an. Passoires extrêmes. Interdites à la location depuis janvier 2025.

À titre de comparaison : un logement bien isolé construit avant 2000 est souvent en D. Un appartement haussmannien sans isolation est souvent en F ou G. Une maison des années 1970 sans travaux peut être en G.

Combien coûte un DPE en 2026 ?

Le prix du DPE n'est pas réglementé par l'État. Chaque diagnostiqueur fixe librement ses tarifs. En pratique, les prix varient selon la taille du logement et la région. Voici ce que vous pouvez attendre :

Studio ou T1 (moins de 30 m²) : entre 100 et 130 euros TTC.

T2 ou T3 (30 à 70 m²) : entre 130 et 180 euros TTC.

T4 ou T5 (70 à 120 m²) : entre 170 et 220 euros TTC.

Grande maison (plus de 120 m²) : entre 200 et 350 euros TTC.

Ces tarifs peuvent varier selon la région. En Île-de-France et dans les grandes métropoles, les prix sont généralement 15 à 20 % plus élevés qu'en zone rurale. Le délai de réalisation est court : le diagnostiqueur visite le logement pendant 1 à 3 heures selon la taille, puis remet le rapport sous 48 heures en moyenne.

Astuce pratique : si vous avez plusieurs diagnostics à réaliser (amiante, plomb, électricité, gaz, termites), regroupez-les. Les diagnostiqueurs proposent souvent des forfaits dossier de diagnostic technique (DDT) complets, moins chers que les diagnostics à l'unité. Comptez 300 à 600 euros pour un DDT complet sur un appartement, 500 à 900 euros pour une maison.

La durée de validité du DPE : attention aux anciens diagnostics

Un DPE réalisé après juillet 2021 est valable 10 ans. Mais attention : les anciens DPE ont des dates d'expiration différentes que beaucoup de propriétaires ignorent.

DPE réalisé avant le 1er janvier 2013 : périmé depuis le 1er janvier 2023. Vous ne pouvez plus l'utiliser pour une vente ou une location.

DPE réalisé entre janvier 2013 et décembre 2017 : périmé depuis le 31 décembre 2022.

DPE réalisé entre janvier 2018 et juin 2021 : périmé depuis le 31 décembre 2024.

En 2026, si votre DPE date d'avant juillet 2021, vous devez en refaire un avant toute vente ou mise en location. Un DPE périmé dans une annonce immobilière expose le propriétaire à des recours de l'acheteur ou du locataire.

À noter : un DPE peut être refait avant son expiration si vous avez réalisé des travaux importants. C'est même conseillé si les travaux d'isolation ou de chauffage ont significativement amélioré les performances du logement. Un nouveau DPE pourrait vous faire passer de F à D et rouvrir le marché locatif.

DPE obligatoire pour la vente : ce que doit savoir tout vendeur

La vente d'un bien immobilier impose plusieurs obligations liées au DPE depuis 2006, renforcées en 2021.

Dans l'annonce immobilière

Dès la mise en vente, l'annonce doit afficher la classe énergie (A à G) et la classe climat (A à G) du logement. Depuis janvier 2022, l'annonce doit également mentionner une estimation des charges annuelles d'énergie (en euros et en kWh), calculée à partir du DPE.

Une annonce sans ces informations est illégale. Les agences immobilières et les notaires y veillent, mais c'est in fine la responsabilité du vendeur.

Pour la signature du compromis

Le DPE doit figurer dans le dossier de diagnostic technique (DDT) remis à l'acheteur avant ou lors de la signature du compromis. Ce dossier comprend selon les cas : DPE, amiante, plomb (pour les bâtiments avant 1997), état des risques et pollutions, diagnostic termites, état de l'installation gaz (si plus de 15 ans), état de l'installation électrique (si plus de 15 ans), mesurage loi Carrez.

L'opposabilité du DPE depuis 2021

Depuis juillet 2021, le DPE est opposable. En pratique, si un acheteur prouve que la consommation réelle de son logement est significativement supérieure à ce qu'indique le DPE, et que cela lui cause un préjudice financier, il peut engager la responsabilité du vendeur et/ou du diagnostiqueur. Les tribunaux ont commencé à traiter ces affaires depuis 2023. Pour vous protéger, choisissez un diagnostiqueur sérieux et certifié.

Les logements exemptés

Certains biens n'ont pas besoin de DPE : constructions indépendantes de moins de 50 m², bâtiments agricoles, monuments historiques, édifices religieux, logements occupés moins de 4 mois par an, résidences de loisirs. Pour les autres, aucune exception.

DPE obligatoire pour la location : le calendrier 2025-2034

C'est sur la location que les enjeux DPE sont les plus urgents en 2026. La loi Climat et Résilience de 2021 a fixé un calendrier progressif d'interdiction de location des passoires thermiques. Voici l'état de la situation aujourd'hui.

Depuis janvier 2025 : les G interdits à la location

Depuis le 1er janvier 2025, tous les logements classés G (plus de 420 kWh/m²/an ou plus de 100 kgCO²/m²/an) sont interdits à la location. Cette interdiction s'applique aux nouveaux baux, aux renouvellements et aux reconductions tacites.

En pratique : si votre locataire en place renouvelle son bail en 2026 et que le logement est classé G, vous ne pouvez légalement pas reconduire le bail sans avoir réalisé des travaux permettant de sortir de la classe G. Le locataire peut contester le bail et exiger des travaux.

À partir de 2028 : les F interdits

Le 1er janvier 2028, les logements classés F (330 à 420 kWh/m²/an) seront à leur tour interdits à la location. Cela représente environ 1,5 million de logements en France, principalement des appartements anciens construits avant 1975.

À partir de 2034 : les E interdits

Le 1er janvier 2034, les logements classés E (250 à 330 kWh/m²/an) rejoindront la liste des biens interdits à la location. Cela concerne environ 2,3 millions de logements supplémentaires.

Le gel des loyers pour les F et G

Depuis le 24 août 2022, les propriétaires de logements classés F ou G ne peuvent pas augmenter les loyers lors d'un renouvellement ou d'un nouveau bail. Aucune indexation sur l'IRL, aucune hausse, même minime. Cette règle s'applique en France métropolitaine, en Corse et dans les DOM.

Conséquence directe : le rendement locatif des passoires thermiques s'érode d'année en année (les charges augmentent mais les loyers ne bougent pas), tandis que des millions d'euros d'aides permettent de financer des travaux et de retrouver une pleine liberté tarifaire.

Comment améliorer son DPE : les travaux efficaces et leurs coûts

Si votre logement est en E, F ou G, plusieurs types de travaux permettent d'améliorer significativement la classe DPE. Le plus important : commencer par l'enveloppe du bâtiment (isolation), puis s'attaquer au système de chauffage.

1. L'isolation thermique : le levier le plus rentable

L'isolation représente le poste de travaux avec le meilleur retour sur investissement. En isolant les combles, les murs et le plancher, on peut gagner 2 à 3 classes DPE.

Isolation des combles perdus : 20 à 50 euros par m². Gain énergétique de 25 à 30 % sur la facture annuelle. C'est souvent la priorité absolue car 30 % des déperditions thermiques passent par le toit.

Isolation des murs par l'extérieur (ITE) : 80 à 200 euros par m², travaux inclus. Gain de 20 à 25 %. Éligible à MaPrimeRénov' et à une TVA à 5,5 %.

Isolation des murs par l'intérieur (ITI) : 40 à 100 euros par m². Moins efficace que l'ITE (ponts thermiques conservés) mais plus accessible dans les appartements.

Isolation du plancher bas : 15 à 30 euros par m². Gain de 10 à 15 %. À réaliser si le logement est sur vide sanitaire ou sur cave non chauffée.

2. Le remplacement du système de chauffage

Le chauffage représente en moyenne 60 à 70 % de la consommation énergétique d'un logement. Remplacer une vieille chaudière fioul ou un convecteur électrique énergivore par une pompe à chaleur, c'est souvent la façon la plus rapide de gagner des classes DPE.

Pompe à chaleur air-eau : 10 000 à 20 000 euros tout compris. Divise par 3 à 4 la consommation de chauffage. Très fortement aidée (jusqu'à 9 000 euros de MaPrimeRénov' pour les ménages modestes).

Chaudière à granulés (pellets) : 12 000 à 20 000 euros. Bonne alternative pour les maisons avec accès au stockage. Éligible aux aides.

Chaudière gaz condensation : 3 000 à 5 000 euros. Améliore la note mais reste fossile. Moins aidée et déconseillée pour les nouvelles installations depuis 2024.

3. Le remplacement des fenêtres

Les fenêtres comptent pour environ 10 à 15 % des déperditions thermiques. Leur remplacement améliore le DPE mais de façon modérée (1 à 2 % d'économies en moyenne).

Double vitrage à faible émissivité : 400 à 900 euros par fenêtre fourniture et pose. C'est la norme minimale depuis 1989 dans les constructions neuves.

Triple vitrage : 600 à 1 200 euros par fenêtre. Recommandé dans les régions très froides ou pour les maisons passives.

4. La VMC double flux

La VMC double flux ventile le logement tout en récupérant 70 à 90 % de la chaleur de l'air extrait. Coût : 3 000 à 8 000 euros. Elle améliore à la fois la qualité de l'air et les performances énergétiques, et peut faire gagner 0,5 à 1 classe DPE. Particulièrement intéressante dans les logements très bien isolés.

Les aides financières pour améliorer son DPE en 2026

Améliorer sa classe DPE représente un investissement, mais les aides de l'État peuvent couvrir une grande partie du budget. Voici les dispositifs disponibles en 2026.

MaPrimeRénov' : l'aide principale de l'État

MaPrimeRénov' est la principale aide à la rénovation énergétique, accessible aux propriétaires occupants et bailleurs depuis 2020. Le taux d'aide dépend des revenus du foyer :

Ménages très modestes (revenus inférieurs à 14 879 euros pour une personne seule en Île-de-France) : jusqu'à 90 % des travaux financés.

Ménages modestes : jusqu'à 70 % des travaux pris en charge.

Ménages intermédiaires : jusqu'à 45 %.

Ménages aisés : jusqu'à 30 %. Certains travaux comme l'isolation des combles ou la pompe à chaleur restent aidés même pour les plus hauts revenus.

Pour les logements en F ou G, MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur permet de financer un programme de travaux permettant de gagner au minimum 2 classes DPE. Cette aide peut atteindre 70 000 euros.

L'Eco-PTZ : un prêt à 0 % pour les travaux

L'Eco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) permet d'emprunter jusqu'à 50 000 euros sans intérêts sur 20 ans pour financer des travaux de rénovation énergétique. Il est accessible sans condition de revenus et peut se cumuler avec MaPrimeRénov'. Les banques partenaires le proposent directement.

La TVA réduite à 5,5 %

Les travaux d'amélioration de la performance énergétique dans les logements de plus de 2 ans bénéficient d'une TVA à 5,5 % au lieu de 10 ou 20 %. Cette réduction s'applique automatiquement, dès lors que les travaux sont réalisés par un artisan qualifié sur un logement existant.

Les CEE : les primes des fournisseurs d'énergie

Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont des primes versées par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies...) pour inciter à la rénovation. Le montant dépend des travaux et de vos revenus. Pour l'isolation des combles, une prime de 500 à 1 500 euros est classique pour les ménages modestes. Les CEE se cumulent avec MaPrimeRénov'.

L'audit énergétique : obligatoire et partiellement remboursé

Si vous vendez un logement F ou G, vous devez faire réaliser un audit énergétique réglementaire. Son coût (500 à 1 200 euros) est partiellement financé par MaPrimeRénov' à hauteur de 500 euros pour les ménages modestes et très modestes. Cet audit identifie les travaux prioritaires et les aides auxquelles vous avez droit.

L'audit énergétique : obligatoire pour certains logements en vente

Depuis le 1er avril 2023, tout propriétaire qui vend une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé F ou G doit fournir, en plus du DPE, un audit énergétique réglementaire.

Cet audit va bien plus loin que le DPE. Il propose plusieurs scénarios de travaux avec les économies attendues (classe DPE après travaux, économies annuelles en euros), le coût estimé de chaque scénario, et les aides financières mobilisables.

Depuis le 1er janvier 2025, cette obligation s'est étendue aux logements classés E mis en vente. En 2026, si vous vendez un bien en E, F ou G, vous devez donc avoir les deux : DPE et audit énergétique.

Durée de validité de l'audit énergétique : 5 ans (contre 10 ans pour le DPE).

Comment trouver un diagnostiqueur certifié ?

Le DPE doit obligatoirement être réalisé par un diagnostiqueur certifié par un organisme accrédité par le Cofrac (Comité français d'accréditation). Les principaux organismes de certification sont Certibat, Bureau Veritas, Dekra, Qualitel et ICERT.

Pour vérifier la certification d'un diagnostiqueur, rendez-vous sur le site officiel diagnostic.gouv.fr. Saisissez le numéro de certification ou le nom du professionnel pour vérifier que son certificat est valide et en cours.

Pour trouver un diagnostiqueur, plusieurs options : votre agence immobilière en a souvent avec qui elle travaille, vous pouvez chercher dans les annuaires des organismes de certification, ou utiliser un comparateur en ligne.

Attention aux prix trop bas : un DPE bâclé, avec des données approximatives, peut vous exposer à des recours si l'acheteur constate que la réalité est très différente. La qualité du diagnostiqueur compte, surtout depuis que le DPE est opposable.

Pensez à vérifier que le professionnel est assuré en responsabilité civile professionnelle. C'est une obligation légale pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier.

DPE et copropriété : des règles spécifiques

Le DPE individuel (pour un appartement en copropriété) est réalisé à la demande du propriétaire lors d'une vente ou d'une mise en location. Mais depuis la loi Climat de 2021, les copropriétés ont aussi des obligations collectives.

DPE collectif obligatoire : les copropriétés de plus de 200 lots devaient réaliser un DPE collectif avant le 1er janvier 2024. Celles de 50 à 200 lots ont jusqu'au 1er janvier 2025. Les copropriétés de moins de 50 lots ont jusqu'au 1er janvier 2026.

Le DPE collectif donne une note globale à l'immeuble et sert de base pour le plan pluriannuel de travaux (PPT), désormais obligatoire dans les copropriétés.

Attention : le DPE collectif de l'immeuble ne remplace pas le DPE individuel de l'appartement pour une vente ou une location. Ce sont deux documents distincts.

Pour les travaux de rénovation énergétique en copropriété, les aides existent aussi : MaPrimeRénov' Copropriété peut financer jusqu'à 45 % du montant des travaux votés en assemblée générale, avec un bonus de 10 % si les travaux permettent de sortir du statut de passoire thermique.

Que faire si votre DPE est mauvais ?

Un DPE en F ou G n'est pas une fatalité, mais il impose d'agir. Voici les étapes recommandées.

  1. Faites réaliser un audit énergétique pour identifier les travaux prioritaires. Coût : 500 à 1 200 euros, partiellement remboursé par MaPrimeRénov'.
  2. Simulez vos aides sur le site france-renov.gouv.fr pour connaître les montants auxquels vous avez droit.
  3. Obtenez plusieurs devis auprès d'artisans RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) — condition obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov'.
  4. Planifiez les travaux dans l'ordre : isolation d'abord, puis chauffage. Ne faites pas l'inverse — une pompe à chaleur installée dans un logement non isolé sera surdimensionnée et moins efficace.
  5. Refaites un DPE après les travaux pour officialiser la nouvelle classe et pouvoir remettre le bien en location ou le vendre avec un meilleur profil énergétique.

Sur TravauxBTP, vous pouvez déposer votre projet de rénovation énergétique gratuitement et recevoir des devis d'artisans RGE locaux, vérifiés et assurés. La mise en relation est gratuite pour les particuliers.

Questions fréquentes sur le DPE 2026

Voici les questions que nous posent le plus souvent nos lecteurs sur le DPE.

DPE et valeur immobilière : l'impact concret sur le prix de vente

Le DPE a un impact direct et mesurable sur la valeur des biens immobiliers. Depuis 2022, les études menées par les notaires et les observatoires immobiliers montrent une décote significative pour les passoires thermiques.

En Île-de-France, un logement classé G se vend en moyenne 14 % moins cher qu'un logement équivalent classé D. En province, la décote varie entre 8 et 20 % selon les villes. À Lyon, Bordeaux ou Rennes, marchés tendus avec forte demande, la décote est plus faible (8 à 10 %). Dans les villes petites ou moyennes avec moins de pression immobilière, elle peut atteindre 15 à 25 %.

Inversement, un logement classé A ou B se vend avec une prime de 5 à 12 % par rapport à un logement équivalent en D. Cette prime augmente d'année en année à mesure que les acheteurs intègrent le coût énergétique dans leur réflexion.

Du côté des acheteurs, la prise en compte des charges énergétiques dans le calcul de la capacité d'emprunt devient systématique. Un logement qui coûte 3 000 euros par an de chauffage de plus qu'un autre, c'est l'équivalent d'environ 60 000 euros de capacité d'emprunt en moins au taux actuel. Les banques commencent à intégrer ce paramètre dans leurs simulations.

Conclusion : si vous avez un logement en E, F ou G à vendre, anticiper les travaux d'amélioration avant la mise en vente peut être rentable. Gagner 2 classes DPE avec 15 000 à 25 000 euros de travaux (partiellement financés) peut faire remonter le prix de vente de 20 000 à 40 000 euros sur un bien de 200 000 euros dans certains marchés.

Le DPE pour les logements neufs : règles et exigences

Pour les constructions neuves, le DPE est différent : il est basé sur les plans et les caractéristiques techniques du bâtiment, pas sur l'existant. La réglementation thermique applicable détermine le niveau minimal exigé.

La RE2020 : la norme des constructions depuis 2022

Depuis le 1er janvier 2022, toutes les constructions neuves doivent respecter la RE2020 (Réglementation Environnementale 2020). Cette réglementation remplace la RT2012 et impose des standards bien plus exigeants.

Avec la RE2020, un logement neuf doit obligatoirement atteindre la classe B minimum. En pratique, la plupart des constructions neuves visent la classe A ou B. Un logement neuf construit aux normes RE2020 consomme en moyenne 30 % de moins qu'un bâtiment RT2012 et 70 % de moins qu'un bâtiment des années 1970.

Pour les acquéreurs de logements en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement), le promoteur doit fournir une estimation de la classe DPE sur la base des plans. Un DPE définitif est réalisé à la livraison.

Les maisons individuelles neuves

Pour les maisons individuelles neuves, les exigences RE2020 sont encore plus strictes. La maison doit aussi répondre à des critères de performance d'été (confort sans climatisation lors des épisodes de chaleur) et d'empreinte carbone globale du bâtiment (matériaux, construction, exploitation sur 50 ans).

En pratique, construire une maison individuelle neuve en 2026 sans atteindre la classe B au minimum est impossible si vous respectez la RE2020. Les constructeurs visent souvent la classe A pour les maisons avec panneaux solaires ou pompe à chaleur.

DPE et location meublée : ce que dit la loi en 2026

Les obligations DPE s'appliquent à tous les types de location : nue, meublée, courte durée. Mais les règles ont évolué récemment pour les meublés de tourisme.

La loi du 19 novembre 2024 sur les meublés de tourisme

La loi du 19 novembre 2024 a durci les règles pour les locations courtes durées (type Airbnb). Désormais, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location meublée de tourisme lors du renouvellement de leur enregistrement auprès de la mairie.

À terme, ce calendrier s'alignera sur celui des locations de longue durée : les F seront exclus à partir de 2028, les E à partir de 2034. Pour les propriétaires de meublés de tourisme en zone tendue, cette nouvelle contrainte s'ajoute aux contingentements locaux.

Location meublée longue durée

Pour la location meublée de longue durée (bail mobilité, bail meublé classique), les mêmes obligations s'appliquent que pour la location nue : interdiction de louer un G depuis janvier 2025, gel des loyers pour les F et G depuis août 2022.

Le DPE doit figurer dans l'annonce et dans le contrat de bail meublé, exactement comme pour la location nue. L'absence de DPE ou la mention d'un DPE périmé dans un bail meublé expose le bailleur aux mêmes recours que pour la location nue.

Les diagnostics complémentaires au DPE : ce que vous devez savoir

Le DPE est souvent réalisé en même temps que d'autres diagnostics immobiliers, surtout lors d'une vente. Voici les principaux diagnostics qui accompagnent le DPE dans le dossier de diagnostic technique (DDT).

Le diagnostic amiante

Obligatoire pour tous les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. L'amiante était encore utilisée dans les matériaux de construction jusqu'à son interdiction en 1997. Le diagnostic amiante identifie la présence de matériaux amiantés et leur état.

Si le diagnostic révèle la présence d'amiante en bon état, aucun travail n'est obligatoire mais une surveillance est recommandée. Si les matériaux sont dégradés, un désamiantage peut être imposé avant la vente. Coût du diagnostic amiante : 80 à 150 euros.

Le diagnostic plomb (CREP)

Le Constat de Risque d'Exposition au Plomb est obligatoire pour les logements construits avant 1949. La peinture au plomb, très utilisée jusqu'aux années 1950, peut provoquer des intoxications graves (saturnisme), surtout chez les enfants.

Si le diagnostic révèle de la peinture au plomb en bon état, une fiche d'information est remise. Si des revêtements dégradés contenant du plomb sont identifiés, des travaux peuvent être exigés. Coût du diagnostic plomb : 100 à 200 euros selon la taille du logement.

Le diagnostic gaz et électricité

Les diagnostics de l'installation gaz (si plus de 15 ans) et de l'installation électrique (si plus de 15 ans) sont obligatoires lors d'une vente. Ils identifient les anomalies et risques potentiels. En location, le diagnostic électricité est obligatoire pour les installations de plus de 15 ans depuis 2018, et le diagnostic gaz depuis 2017.

Ces diagnostics ne sont pas opposables comme le DPE. Si une anomalie est détectée, c'est mentionné dans le rapport mais cela n'oblige pas le vendeur à réaliser les travaux avant la vente (l'acheteur en est simplement informé). Coût : 80 à 150 euros chacun.

Erreurs fréquentes à éviter avec le DPE

En 10 ans d'accompagnement de propriétaires sur TravauxBTP, voici les erreurs que nous rencontrons le plus souvent concernant le DPE.

  • Sous-estimer l'urgence pour un logement G. Beaucoup de propriétaires pensent que les sanctions ne s'appliqueront pas à eux. En 2026, les interdictions sont réelles et les locataires de mieux en mieux informés de leurs droits.
  • Choisir un diagnostiqueur uniquement sur le prix. Un DPE à 80 euros peut sembler attractif, mais un diagnostic bâclé expose à des recours coûteux. Vérifiez toujours la certification sur diagnostic.gouv.fr.
  • Confondre DPE collectif et DPE individuel. Le DPE collectif de la copropriété ne remplace pas le DPE individuel de l'appartement pour une vente ou une location.
  • Oublier de refaire le DPE après des travaux importants. Si vous avez isolé votre maison et changé votre système de chauffage, votre DPE a peut-être changé de classe. Un nouveau DPE après travaux est souvent rentable, surtout si vous voulez relever votre loyer ou afficher une meilleure classe à la vente.
  • Ne pas vérifier la date de validité du DPE avant de mettre en vente ou en location. En 2026, un DPE réalisé avant juillet 2021 est périmé. Beaucoup de propriétaires l'ignorent encore.
  • Attendre 2028 pour les F alors que des aides importantes sont disponibles dès maintenant. Plus vous attendez, plus les aides risquent d'évoluer. Mieux vaut agir en 2026 quand MaPrimeRénov' est encore généreuse.

Trouver des artisans pour améliorer votre DPE sur TravauxBTP

Pour améliorer votre classe DPE, vous devez faire appel à des artisans qualifiés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Cette qualification est obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov' et de la plupart des autres aides.

Sur TravauxBTP, déposer un projet de rénovation énergétique est totalement gratuit. Vous indiquez votre type de logement, votre classe DPE actuelle, les travaux envisagés, et vous recevez des devis d'artisans RGE locaux, vérifiés et assurés décennale.

Chaque artisan référencé sur TravauxBTP est contrôlé : numéro SIRET actif, assurances à jour, qualification professionnelle vérifiée. Vous pouvez consulter les avis d'autres particuliers qui ont utilisé leurs services.

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